Dissociations et identités – Témoignage

Dissociations et identités – Témoignage

Par Orithyio

Trigger warning: cet article aborde l’impact des traumatismes, mais aucun traumatisme en soi n’est dévoilé.

Pourquoi un article là-dessus, en fait ?

Alors c’est mon bro’ Kaineus qui m’a dit, grosso-modo : « quand même Orithyio ce serait cool que tu fasses un truc sur la dissociation, parce que je rencontre plein de personnes que ça concerne et on n’a pas trop de ressources, et puis en plus chez toi c’est lié à tes multiples identités de genre, alors faire un lien entre la dissociation et puis le genre ce serait super ».

Et là moi j’ai dit MAIS OUI CE SERAIT SUPER MAIS BIEN SÛR !!!!

Sauf que en vrai c’est pas si évident. La dissociation, c’est un des symptômes du Post-Traumatic Stress Disorder (PTSD) sur lequel j’ai le moins de recul, tant je me suis construit avec ce symptôme. En vrai, ce dont je me rends compte, c’est qu’il y a vraiment de sales aspects de la dissociation, mais qu’elle n’existe pas pour rien : la dissociation protège ; la dissociation peut aider à gérer dans le quotidien. Avant tout, une petite définition s’impose.

Mais c’est quoi, la dissociation ?

La dissociation, quand tu as vécu un traumatisme, c’est le fait que tes émotions se mettent dans une boîte et tes souvenirs dans une autre. Ça créé des situations étranges, parce que du coup tu peux raconter ton souvenir traumatique de façon totalement détachée, alors qu’à côté de ça tu vas être en rage pour des broutilles, ou pleurer toute une journée parce que tu as perdu tes clefs. En gros, les émotions elles ressortent un peu n’importe comment, et pas forcément en lien avec leur origine réelle. C’est un parcours de combattantE (mais on a l’habitude sur Philo), parce que ben à chaque fois que tu ressens une émotion faut faire un travail pour savoir d’où ça vient vraiment, pourquoi ça ressort dans tel ou tel type de situation.

Et puis, ben des fois, ou même souvent chez certaines personnes trauma, tu ne te sens pas EN LIEN ni avec les émotions, ni avec ton corps, ni avec les autres. Tu as un peu l’impression d’être unE psychopathe (une personne avec un déficit total d’empathie) incapable de ressentir quoique ce soit (mais le fait même que tu ressentes ça montre que ce n’est pas le cas en vrai).

Tu peux te référer à ce doc pour les aspects neurofonctionnels de la dissociation, mais ici je vais juste parler de mon vécu, de l’analyse que j’en ai, et des ressources qui me font du bien, en espérant que ça puisse servir à d’autres. Parce que les mots, je les écris avec du recul, je vais parsemer cet article avec des dessins que j’ai fait au moment où je ne pouvais pas écrire, au moment de l’urgence. J’ai un « cahier de la colère » qui me suit partout et où je peux me déverser instantanément. Des fois c’est plus parlant.

Ce qui serait chouette et si tu te le sens et en as envie, c’est que si ça tu te sens concernéE aussi par les états de dissociation, tu postes un commentaire ou que tu écrives un témoignage (tu peux demander à le mettre sur Philomèle, voir ici, ou nous envoyer le lien) , parce que je pense que c’est par l’accumulation de témoignages et d’analyses individuelles qu’on pourra vraiment comprendre de façon plus générale la dissociation.

« La Générale » : quand le freak-control empêche l’abattement.

DSC_0077Alors, comment ça s’est exprimé dans mon vécu… ben moi, après mes agressions qui ont eu lieu au début de l’adolescence, et pendant plus de dix ans, j’ai eu une personnalité de fucking freak-control. Aujourd’hui je l’appelle « La Générale », c’est une personnalité féminine. En gros, tous les aspects de ma vie étaient super bien carrés, je bossais tout le temps, je menais trente-six activités en même temps au point de ne pas dormir, je devais être bonne partout, réussir partout (j’ai fait de très longues études, monté plein de projets de tout type), ne dépendre de personne (je cumulais plusieurs boulots en même temps) ma chambre/appart devaient être bien rangés, je m’interdisais de rester au lit, de regarder plusieurs films d’affilé, il fallait que je sois utile, que j’avance, avance avance. Ça touchait aussi les relations aux autres : je devais être une « bonne » amie, tout le temps présente pour les autres, toujours attentive, quitte à dépasser mes limites, j’allais voir les genTEs qui avaient besoin de moi même si j’étais crevée et qu’en vrai j’avais pas tellement envie. Dans les relations amoureuses, je prenais en charge la relation affective, du coup j’étais dans des relations de soin en permanence. Je devais aussi être absolument une bonne amante, faire plaisir sexuellement à l’autre, et là encore ben je ne pensais pas tant à moi-même et j’ai découvert toute la portée de mon propre plaisir sexuel il y a seulement quelques années.

J’étais à la fois pleinement consciente de la difficulté de mon vécu, et en même temps, il ne fallait SURTOUT PAS se laisser abattre. Du coup, ben toutes mes émotions ne trouvaient que deux moyens de s’exprimer : par 1) des maladies rares et chiantes et handicapantes et chroniques, et 2) par les activités expressives/artistiques. J’ai eu un tas de maladies, vous ne pouvez même pas imaginer : toutes les plaques, boutons, maladies de peau, intolérances alimentaires, vomissements et nausées, allergies, migraines… La dernière fois c’était avant que (enfin) je fasse une dépression, et j’ai genre eu des plaques rouges sur tout le corps que normalement c’est un truc que tu as que quand tu chopes un virus comme la mononucléose ou le VIH. Les médecins étaient ébahi.e.s que je puisse avoir un tel truc sans cause physiologique! En vrai, c’était moi-même le virus, et mon corps criait « au secours » « eh oh arrête toi » « eh oh prends soin de moi », et moi je me mettais dans le gosier plein de pilules et je continuais à le malmener. Quand j’étais plus jeune (adolescente), je le malmenais visiblement, et puis après c’est devenu plus insidieux.

Je me suis retrouvée là dans un cercle vicieux : le stress était devenu mon moteur de survie, et en même temps mon problème majeur. J’entretenais le stress en mettant la barre super haut et en ne me laissant aucun répit, et en même temps je subissais les retours du stress sur mon organisme.

Et puis, en vrai, une telle dissociation freak-control me mettait en danger permanent. Je voulais tellement bien faire et j’étais tellement peu à l’écoute de mon corps et de mes instincts, j’avais tellement peu conscience du danger, de mes limites, que les situations traumatisantes (viols, harcèlements) se reproduisaient dans ma vie.

 

J’ai fini par exploser.

 

J’ai commencé à avoir des reviviscences (si vous regardez ici vous verrez que c’est quand l’émotion relié au trauma revient dans notre vie sans crier gare). Et j’ai fait une dépression, qui m’a jeté dans un lit. Pour la première fois de ma vie, je n’ai RIEN fait, je ne pouvais rien faire, et j’ai appris le bonheur de la flemme, et le bonheur de renoncer au contrôle sur soi, la vie, et les autres. Je pense que cet état a été rendu possible aussi parce que j’ai commencé à rejoindre des luttes féministes, et à comprendre plein de choses, et à intégrer mes problèmes dans un tout, un système. Ça a permis une première étape intellectuelle de déculpabilisation.

« Le Dragodinosaure» : l’enfant facétieux qui réclame le soin de soi

DSC_0079Et puis, à ce moment-là où j’étais tellement mal, le dragodinosaure est apparu. Le dragodinosaure, c’est ma personnalité (masculine) de gamin maladroit qui fait tout tomber (à cause de ses petits bras, dit-il), qui est assez inapte socialement, qui n’est pas doué avec les humainEs, qui veut jouer, traîner, courir au milieu des pâquerettes, manger des glaces, qui veut qu’on s’occupe de lui. C’est très fréquent que les personnes avec PTSD aient des allures infantiles, c’est un truc qui est assez souvent rapporté. Même par les (autoproclaméEs) expertEs, je cite cet exemple décrivant la névrose traumatique: « un état de dépendance affective avec un besoin constant d’être rassuré et protégé, des attitudes passives et infantiles qui contrastent avec la personnalité antérieure du sujet » (Besche-Richard & Bungener, Psychopathologie de l’Adulte, 2008).

Pour moi, c’était la première fois de ma vie que je m’autorisais à être fragile, maladroit, et que je me reconnectais avec mon moi-enfant. Voilà que je m’endormais avec mon doudou-dinosaure, entouré de mes figurines dinosaures, que je faisais des coloriages de dinosaure, c’était assez régressif, et ça faisait un bien fou.

Toutefois, mon dragodinosaure adoré est lui aussi dissocié. Pas comme « La Générale ». Lui, il est vraiment ancré dans le moment présent, et dans le corps. Mais il n’est pas vraiment connecté avec les autres parties de moi adultes, et il est tellement dans le moment présent que le trauma, il n’y pense pas. De toutes façons, il a 5 ans, je ne sais pas ce qu’il peut bien comprendre de tout ça. Pour moi, il correspond plutôt à une entité presque poétique de l’enfance, qui ressemble sûrement à ce que j’aurais été si j’étais né garçon. À l’époque où il s’est imposé (je dis bien imposé car il est arrivé tout d’un coup quand j’étais en dépression), mon identité de genre est devenue « garçon trans », et il a été omniprésent pendant près d’un an. Son apparition, c’est comme si c’est tout ce que mon esprit avait trouvé dans l’urgence (à ce moment là je voulais crever), pour que je trouve la ressource de m’occuper de moi et de demander à autrui de s’occuper de moi. Ce dragodinausaure m’a fait, et me fait toujours, un bien fou. Maintenant il prend moins de place. Quand il se sent en confiance il sort à fond, mais même quand ce n’est pas le cas, il est tout le temps un peu là, et je prends soin de lui, et ça le rend content, et il chante et fait des danses ridicules.

« Orithyiette» : l’enfante malmenée qui a besoin de reconnaissance

DSC_0078En thérapie, j’ai compris qu’il y a une autre enfante en moi, celle-là c’est Orithyiette, elle est bien connectée aux émotions, surtout les émotions trash, et elle ressemble un peu à Marylin Manson, version enfant, avec une robe à pois et des chaussettes montantes. Elle a mal, souffre, la vie est noire vaut-elle la peine d’être vécu ?, elle est inquiétante, mal-aimée, précoce, cauchemardesque. Alors elle, en vrai, faut passer son temps à la rassurer et à l’accompagner, parce qu’elle a vraiment peur de tout et elle est sur ses gardes. Je lui avais pas parlé pendant des années, on a dû s’apprivoiser. C’était elle le moteur lugubre et primitif des premiers pas dans le monde, celle qui avait été abusée par les adultes, c’est elle qui ne supportait pas l’injustice, et se laissait abattre par la mélancolie et l’existence. Elle avait juste vraiment besoin de s’exprimer, qu’on la comprenne, qu’on lui laisse une place, et qu’on lui montre des jolies choses en respectant l’enfante en elle. Je l’ai mis en scène aussi, je lui ai donné sa place. Je lui parle souvent, pour lui dire que ce n’est pas sa faute, pour lui expliquer les choix que je fais. Elle fait des crises régulièrement, et à chaque fois un paquet d’émotions anciennes et vives s’abat sur moi. Mais depuis qu’elle existe dans le champ de ma conscience, eh bien je n’ai plus de maladie bizarre. Quand je sens arriver un début d’eczéma, je regarde la plaque naissante et je dis juste : « je t’entends Orithyiette, je t’entends mon corps, tu n’as pas besoin d’attirer mon attention, je t’entends maintenant. De l’eczéma ça ne va rien arranger, on peut discuter et s’entendre et trouver des moyens de se faire du bien ». Je sais que ça paraît fou, mais c’est arrivé deux fois, et je voyais la plaque apparaître, ma peau devenir rouge, et après ces quelques mots prononcés calmement, avec conviction, à voix haute… disparaître. Ça se faisait sous mes yeux !!! J’ai donné cette astuce à plusieurs potes, parce que les personnes avec trauma on est assez fortEs pour développer des maladies cheloues et des douleurs atroces qui n’ont pas de cause objective, et notamment à Kaineus, et il a réussi à le faire et pour lui aussi ça a marché.

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Et au milieu, qui suis-je ?

Toutes ces personnalités sont des parties grossières et schématiques de moi, qui s’expriment parfois telles quelles, de façon grossière et schématique. Elles ont toutes leur moment. Il y a des situations sociales où l’une prend le pas sur l’autre. Par exemple, des fois, il m’arrive de rappeler La Générale freak-control pour qu’elle m’aide à gérer un peu mon quotidien.

Moi, mon moi entier fait de tout ça, est vraiment TOUT ÇA à la fois. C’est un être genderfluid, sur tout un gradient qui va d’un extrême de genre à l’autre: des jours c’est Kéké, une espèce de malabar qui bombe le torse, d’autres fois c’est Orithyia, qui peut être sacrément fem quand elle veut, le plus souvent c’est un être androgyne ou transgenre-lipstick ou butch. Dans tous les cas, un être à la fois léger, plein de pulsion de vie, mais aussi noir à des moments, mal à l’aise et timide mais qui peut prendre le dessus, qui veut vraiment bien faire mais qui accepte de ne pas y arriver, qui aime plein de choses différentes mais qui sait aussi se reposer et prendre soin de lui. C’est un être qui apprend depuis un an seulement à poser ses limites, et à ne pas se sentir coupable de ne pas aller au-delà. Toutes ces ressources elles sont en moi, elles m’appartiennent. La dépression était nécessaire, pour me reconnecter et puiser dans toutes ces différentes identités qui sont nées après une vie jonchée de traumatismes et qui ne pouvaient pas auparavant dialoguer ensemble.

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Les dissociations situationnelles et une liste de trucs qui me permettent de les gérer.

Il y a encore des situations, néanmoins, où je me dissocie complétement. La différence, c’est que ce n’est plus une dissociation ancrée dans une personnalité, c’est maintenant une dissociation liée à certaines situations. Ce sont souvent les situations de conflit avec d’autres personnes, les situations où je me sens poussé dans mes retranchements, au-delà de mes limites. Dans ces cas là, ma tête s’envole, part, et je ne suis plus dans mon corps. Je le vois de l’extérieur, nous ne sommes plus unis. Je suis en train de comprendre d’où ça vient mais le travail n’est pas encore fini. Ce que j’ai compris pour le moment, c’est que dans les situations de conflit, même si ce n’est pas justifié, je crains l’apparition de la violence, celle des autres principalement, mais aussi la mienne. Avant ce n’était pas le cas, mais maintenant que je suis davantage connecté à mes émotions et que je pose mes limites, c’est insupportable de me retrouver dans des situations au-delà de mes limites. Je suis mal à l’aise à présent lorsque je suis confrontée aux émotions non gérées d’autrui, qui se déversent sur moi comme une vague. Je ne le gère plus. Toute ma vie, on m’a demandé de prendre soin des autres, y compris des personnes profondément malveillantes à mon égard. C’est aujourd’hui quelque chose que JE refuse, mais le seul moyen à ma disposition pour refuser ça, c’est la dissociation, parce que je n’ai pas encore appris à faire autrement. Les dissociations sont violentes, elles font mal. Sur le coup elles protègent, mettent tout à distance, mais en mettant tout à distance, on est aussi à distance de soi-même et on touche à la limite de sa propre existence. C’est un sentiment renversant et terrible, c’est un sentiment de mort. Souvent chez moi, la dissociation situationnelle a plusieurs étapes : 1) vide intersidéral et sentiment de ne plus exister, de ne plus être vraiment là ; 2) les pensées partent n’importe comment et je peux fixer le plafond pendant des heures ; 3) je m’endors épuisé ; 4) je me réassocie et je suis en panique. Parfois, le dragodinosaure passe quelques heures/jours à faire son foufou gamin et exubérant avant que n’arrive la réassociation ; 5) une déprime peut s’installer jusqu’à ce que je comprenne mieux ce qui m’est arrivé.

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Pour le moment, voici les ressources que j’ai pour faire face quand ça m’arrive :

-parler en amont de la dissociation, de ce que ça fait, et de ce dont j’ai besoin dans ces cas là

-mettre fin à la situation qui créée la dissociation (s’isoler, demander à l’autre de partir, rompre la relation). C’est très difficile parce que la dissociation rend passif.

-immédiatement tenter de reprendre contact avec le corps : se masser les pieds, tapoter ses cuisses énergiquement, respirer profondément, prendre un bain. Ça évite que la dissociation dure trop longtemps. Si je suis mal au point de vomir, j’essaie de me dire des choses rassurantes.

-faire des activités pas prise de tête et sécurisantes : appeler des copainEs, regarder une série, dessiner

-prévenir le moment de la réassociation : souvent c’est un moment de grande détresse alors pour ma part je prends des anxio sur moi.

-ne revenir sur les causes de la dissociation qu’une fois qu’elle est passée, et essayer de vraiment comprendre tout ce qui s’est passé en moi avant que je ne dissocie. Ça permet de repérer et donc d’anticiper pour une prochaine fois. Le plus souvent chez moi, c’est la colère, le sentiment de ne pas être reconnu ou respecté.

-faire en sorte de pouvoir le verbaliser pour que les autres comprennent et ne créent pas des situations qui nous font dissocier

-comprendre ses émotions, comprendre ses émotions, comprendre ses émotions, et avoir un espace où on peut les exprimer (pour moi c’est mon cahier et la thérapie).

En conclusion

La dissociation ça peut être terrible, mais ça n’est pas là pour rien, et ça peut vraiment nous dire/apprendre des choses sur nous.

Souvent, je pense que la dissociation est un appel à prendre soin de soi.

C’est pour ça que je pense que c’est important d’en parler, et d’en parler aussi en dehors des milieux médicaux et hétérocispatriarcaux, parce qu’on n’a pas les mêmes moyens, ressources, et que ça ne s’exprime pas pareil.

J’ai écrit ce témoignage parce que je sais que ça arrive à d’autres, et qu’il n’y a aucune explication/ressource pour nous aider à gérer. Si ça ne t’a pas aidéE, j’espère que tu trouveras tes propres trucs à toi pour te soulager. Je ne parle que de mon expérience personnelle, parce que c’est tout ce que je connais. J’espère que les témoignages/analyses/ressources vont se multiplier pour qu’on puisse dépasser le cas individuel. En tous cas, je te remercie, parce que ça m’a fait du bien de l’écrire.

Liens

Autre témoignage sur la dissociation. Dissociée

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12 réflexions sur “Dissociations et identités – Témoignage

  1. waw. Euh j’ai jamais entendu parler de ça de ma vie. J’admire la personne qui a écrit ce texte; et qui a pensé que peut-être ça en aiderait d’autres. Je crois que je suis déboussolée. Ca se trouve je ne suis pas une allien?

  2. Waouh ! c’est la première fois que j’attends parler de ça, et je commence à me dire que mes moments d’absences, mes pertes de mémoires, le fait que je sois presque constamment dans la lune, c’est peut-être de la dissociation. Et puis, j’ai vécu une agression qui peut faire que ça m’arrive. En tout cas, merci pour cet article, je pense que ça va m’aider !

  3. Merci énormément pour ce témoignage, j’avais déjà lu sur la dissociation mais c’était toujours assez pauvre. C’est drôle, ma personnalité perfectionniste (qui fout le camp en ce moment avec la grosse dépression) je l’appelais La Commandante en chef quand j’étais gosse (mes parents aussi…). En ce moment je suis à nouveau anorexique, manger est une corvée et je culpabilise parce que je suis végane (pas envie que les gens se disent qu’être végane rend anorexique, j’avais déjà ce souci avant). Mais c’est vrai que je dissocie souvent mon corps, j’en parle à la 3ème personne, comme si c’était un enfant capricieux qui a toujours besoin de quelque chose.

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